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Ivoir-Opinion

L’ABANDON DES CHARGES DE LA CPI CONTRE UHURU KENYATTA, EST POLITIQUE.

16 Mars 2015 , Rédigé par Louis Sévérin ANOUMA

L’ABANDON DES CHARGES DE LA CPI CONTRE UHURU KENYATTA, EST POLITIQUE.

La position stratégique du Kenya et la volonté de son Président de coopérer avec la communauté internationale ont été déterminantes)

La décision de la CPI relative à Uhuru Kenyatta n’est certainement pas étrangère à la politique menée par le Kenya contre le terrorisme islamique en Afrique de l’Est notamment en Somalie. La synergie au Kenya contre ce fléau et la volonté manifeste du président Kenyan d’œuvrer de concert avec la communauté internationale ont été suffisants pour que les Etats partis au traité de Rome et le conseil de sécurité réexaminent leur position vis-à-vis de celui ci.

En plus de cela, la solidarité des Etats africains anglophones et l’U.A autour de la position kenyane ont été également déterminantes. Pour rappel, L'Union africaine s'était même mobilisée pour plaider sa cause devant le Conseil de sécurité des Nations unies novembre 2012.

L’Afrique francophone peut-elle leur emboiter le pas ? L’UA s’est elle clairement définie par rapport au cas Laurent Gbagbo, comme elle l’a fait pour Kenyatta ?

Nombreux sont les ivoiriens qui pensent que la libération de Gbagbo relève essentiellement de la volonté irascible du FPI et de ses partisans à manifester contre la communauté internationale ou la France. C’est une méconnaissance de la réalité du système international de le croire.

L’abandon des charges contre Laurent Gbagbo et sa libération seront la conjugaison d’un ensemble de facteurs allant de la mobilisation effective des militants à la négociation avec la communauté internationale en passant par notre présence dans le jeu politique ivoirien et le soutien des Etats Africains.

C’est pourquoi le FPI doit être présent dans le jeu politique et les relations diplomatiques afin de poser le problème de Laurent GBAGBO.

Mais un FPI « Gbagbo ou rien » et clandestin, absent du débat démocratique à l’Assemblée nationale et dans toutes les sphères de décision ne pourra pas mener à bien le combat de la Libération du Président Laurent Gbagbo.

Discuter et négocier ne sont donc pas des signes de faiblesse encore moins de compromission. Faire de la politique c’est investir dans tous les canaux qu’elle offre pour faire passer ses idées ou convictions.

Uhuru kenyatta conscient que l’Onu a le pouvoir légal de suspendre des poursuites si elles présentent un risque pour la paix et la sécurité internationale (article 16 des statuts de la CPI), a usé d’intelligence et ne s’est jamais montré réfractaire pour aggraver son cas. Il a même déclaré au lendemain de son élection « Nous reconnaissons et acceptons nos obligations internationales et nous continuerons de coopérer avec toutes les nations et institutions internationales, conformément à ces obligations ».

Montrer que Laurent Gbagbo est incontournable pour la réconciliation en Côte d’Ivoire et la paix dans la sous région doit s’accompagner de comportements adéquats. Il est irrationnel et irresponsable de créer volontairement les conditions de durcissement des conditions déjà difficile de Laurent Gbagbo.

Louis Sévérin Anouma

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