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Ivoir-Opinion

QUE SEKONGO FELICIEN S’ELEVE ?

4 Septembre 2012 , Rédigé par ivoir-opinion Publié dans #côte d'ivoire

Décidément la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002, date de l’intrusion de personnes incultes et peu recommandables sur la scène militaro-politique, est tombée bien bas. Dans cette Côte d’Ivoire, une nouvelle espèce de mandarins pérorent et ergotent. Sur la terre de nos ancêtres, des personnes imbues de connaissances périphériques donnent de la voix pensant détourner les ivoiriens de l’essentiel ; mais comme tôle c’est pas tôle, ces apprentis finissent pas se dévoiler et finissent par tomber dans leur propre fosse; n’a-t-on pas dit que le temps est un autre nom de Dieu.

Monsieur SEKONGO Félicien, ex porte parole des ex Forces Nouvelles, toujours prompte à se répandre dans la presse et sur le blog de son mentor, vient encore une fois de faire montre de sa culture en qualifiant le FPI d’organisation terroriste et en mettant un terme à la polémique, qui avait cours depuis peu sur les responsabilités de Guillaume SORO à la tête des Forces nouvelles.

Morceaux choisis de l’interview du journal Nord-Sud du 03 Septembre 2012:

1. « Donc, c’est en toute bonne conscience que je me suis plié au devoir de vérité et dit ce qu’est le Fpi en réalité c’est-à-dire une organisation terroriste. Une organisation qui dit être politique donc légalement constituée et qui de nuit, tue, assassine et de jour, crie au loup. »

Mais de quel FPI monsieur SEKONGO parle-t-il ? Du FPI que les démocrates de tous bords présentent comme le père de la démocratie en Côte d’Ivoire ou d’un Fpi que son Co-rebelle d’ami, Louis Dacoury Tabley, voulait créer ?

La question est d’importance parce que le FPI authentique, créé et animé par Laurent GBAGBO, est demeuré constant dans sa ligne idéologique et continue de réaffirmer la transition démocratique comme étant la seule alternative au pouvoir. Pour ce faire, le FPI fait de l’accession au pouvoir par les urnes son crédo. Et personne en Côte d’Ivoire hormis les faiseurs d’histoire comme Monsieur SEKONGO ne peut contredire ce fait.

C’est pourquoi nous attendons de monsieur SEKONGO  qu’il étaye sa thèse en apportant des éléments probants.

 Nous pensons sincèrement que l’histoire de la lutte démocratique en Côte d’Ivoire échappe à Monsieur SEKONGO et à ses amis ; il ne pouvait en être autrement pour des personnes qui prônent l’accession au pouvoir par les armes comme DACOURY TABLEY avec lequel ils se sont trouvés des atomes crochus. C’est peut-être d’un Front Populaire (Fpi) hypothétique, celui pour lequel DACOURY est toujours en quête, que tend à faire illusion SEKONGO. C’est vrai qu’à l’heure de la SOLUTION tout devient possible, même la falsification de l’histoire.  

A tout seigneur tout honneur, il revient à  monsieur SEKONGO de sortir des sentiers des insuffisances en s’élevant et en confondant le FPI originel.

2« Cela dit, il ne peut avoir de comparaison entre les Forces nouvelles et ces plaisantins qu’on envoie tirer, tuer et disparaître dans la pénombre. Quand les Forces nouvelles sont venues en 2002, elles ont revendiqué ce qu’elles ont fait. Les Forces nouvelles ne se sont jamais masquées, elles n’ont jamais porté de cagoules. Et, il y avait un premier responsable à la tête des Forces nouvelles que tout le monde connaît. Et donc, on ne peut pas faire de comparaison avec ce que nous avons eu à faire au sein des Forces nouvelles et ce comportement des plus poltrons et irresponsable que le Fpi a aujourd’hui. »

Avec de tels aveux, personne ne peut dire que SORO Guillaume était le responsable politique et non le responsable de la branche armée des forces nouvelles. Nous convenons avec monsieur SEKONGO que les forces nouvelles n’avaient qu’un seul responsable connu de tous : SORO Guillaume.

Des dires de son poulain, Guillaume SORO ne  peut qu’assumer les atrocités de ses troupes, toutes  tendances confondues. Il serait en effet inconséquent de vouloir dissocier les actions des MPIGO, MJP,  MPCI et autres, dans la mesure où, selon SEKONGO, celles-ci n’étaient que sous  la seule responsabilité du Président de l’Assemblée Nationale.

Ces propos venant d’une source aussi crédible, ont le mérite d’être clairs et apportent du crédit à la thèse que SORO Guillaume ne serait être un acteur indirect des atrocités commis par ses hommes.

A moins d’un exploit, SEKONGO ne peut s’élever au-delà du possible car, malgré les richesses salement acquises qui permettent de se doter d’une nouvelle garde-robe, le plus bel habit ne peut masquer la réalité du corps qui, pour certains présentent, en bien d’endroits, des boursoufflures naturelles.

Louis Séverin ANOUMA

 

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